Entre fatigue chronique, stress professionnel et consommation de stupéfiants, les conducteurs professionnels font face à des risques croissants sur la route. La dernière édition du Baromètre Axa Prévention met en lumière une dégradation préoccupante des conditions de conduite, avec des conséquences directes sur la sécurité routière. Une réalité qui interpelle particulièrement les entreprises du BTP, où les déplacements font partie intégrante de l’activité quotidienne.
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Sécurité routière : la fatigue au volant touche massivement les conducteurs professionnels
La fatigue au volant demeure un facteur de risque majeur pour les conducteurs professionnels. Selon la 22ᵉ édition du Baromètre Axa Prévention, 75 % d’entre eux reconnaissent prendre la route alors qu’ils sont fatigués, tous secteurs confondus. Une situation préoccupante, d’autant que 59 % déclarent conduire 4 et 5 heures d’affilée sans s’arrêter. Or, la fatigue diminue la concentration, ralentit les réflexes et accroît fortement le risque d’accident.
Le secteur du BTP est particulièrement concerné. Entre les chauffeurs de poids lourds chargés d’approvisionner les chantiers, les salariés se déplaçant en véhicule de service et les opérateurs d’engins évoluant dans des environnements complexes, les risques liés à la conduite sont bien réels et nécessitent une vigilance renforcée.
Le stress, un facteur aggravant au quotidien
Outre la fatigue, le stress s’impose comme un autre danger sur la route. 8 conducteurs professionnels sur 10 affirment ressentir une forte tension au volant. Les embouteillages et les conditions de circulation difficiles arrivent en tête des causes de stress (58 %), suivis de près par la pression professionnelle liée aux délais, aux objectifs et aux contraintes de planning (57 %).
Dans le BTP, où les calendriers sont souvent serrés et les déplacements fréquents, cette pression peut inciter certains salariés à écourter leurs pauses, adopter une conduite plus rapide ou prendre davantage de risques.
Stupéfiants : un risque supplémentaire en hausse
Le baromètre met également en lumière une combinaison particulièrement préoccupante : fatigue, stress et consommation de stupéfiants. Un conducteur de véhicule de société sur dix admet avoir commencé à consommer des drogues au cours des deux dernières années, souvent dans l’objectif de mieux gérer la pression ou le mal-être.
Le cannabis reste la substance la plus fréquemment consommée, mais l’usage de drogues stimulantes progresse également. Ces substances altèrent pourtant fortement les capacités de conduite : baisse de vigilance, réflexes amoindris, mauvaise évaluation du danger et hausse du risque d’accidents graves.
Selon Axa Prévention, les stupéfiants seraient impliqués dans près d’1 accident mortel sur 5. Les conséquences sont lourdes, tant sur le plan judiciaire que professionnel, rappelant l’importance de renforcer la prévention en entreprise.
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