Syndrome du canal carpien : une pathologie fréquente, mais sous-déclarée

Le syndrome du canal carpien est l’un des troubles musculosquelettiques les plus fréquents. Pourtant, si de nombreuses personnes concernées établissent un lien entre leur pathologie et leur activité professionnelle, peu entreprennent les démarches nécessaires pour obtenir une reconnaissance en maladie professionnelle. Une récente étude de Santé publique France met en lumière les freins à cette démarche.

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Le syndrome du canal carpien concerne plus d’un Français sur dix âgé de 20 à 64 ans, avec une prévalence plus importante chez les femmes. Si plus de 70 % des personnes concernées estiment que leur maladie est liée à leur activité professionnelle, seuls 10 % ont engagé une démarche pour la faire reconnaître comme maladie professionnelle.

Classé parmi les troubles musculosquelettiques (TMS), le syndrome du canal carpien peut provoquer des douleurs, des engourdissements et des difficultés motrices au niveau de plusieurs doigts. Sa survenue peut être favorisée par différents facteurs personnels, médicaux ou hormonaux, mais aussi par certaines activités professionnelles : gestes répétitifs, utilisation d’outils vibrants ou travaux nécessitant des efforts manuels importants.

Une étude de Santé publique France, publiée le 1er septembre 2026, s’est intéressée au parcours de soins des personnes concernées et aux raisons qui peuvent expliquer le faible recours à la reconnaissance en maladie professionnelle.

Un peu plus d’une personne sur dix âgée de 20 à 64 ans déclare avoir souffert d’un syndrome du canal carpien (SCC) au cours des cinq dernières années, avec une majorité de femmes. Parmi elles, six sur dix ont consulté au moins un médecin, principalement un généraliste. Environ 15 % ont également subi une intervention chirurgicale, principalement des femmes âgées de 45 à 64 ans.

Pourquoi si peu de déclarations ?

Plusieurs freins sont évoqués par les personnes qui n’ont pas engagé de démarche :

  • 25 % estiment que leurs symptômes ou douleurs étaient peu importants ;
  • 11 % ne savaient pas comment effectuer les démarches ;
  • 10 % craignaient de perdre leur emploi ;
  • 9 % considéraient les formalités trop complexes ou contraignantes.

Pour Santé publique France, ces résultats soulignent l’intérêt de mieux informer les salariés et de renforcer la formation des médecins généralistes sur les troubles musculosquelettiques et les dispositifs de reconnaissance des maladies professionnelles. Le syndrome du canal carpien figure aujourd’hui parmi les maladies professionnelles les plus fréquemment reconnues en France.

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