Les conditions de travail ont-elles évolué depuis 2016 ? La dernière enquête de la Dares apporte un éclairage sur les transformations du travail et l’exposition aux risques psychosociaux (RPS). Elle met en évidence des évolutions globalement favorables sur plusieurs aspects, mais aussi des disparités persistantes selon les catégories de salariés.
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Des conditions de travail globalement en amélioration, mais des disparités persistantes
Entre 2016 et 2024, les conditions de travail évoluent de manière contrastée. Les contraintes physiques restent globalement stables et concernent encore 4 salariés sur 10. En revanche, l’intensité du travail diminue pour la première fois depuis le début des années 1980 : les contraintes de rythme et la pression temporelle reculent.
Les salariés déclarent également de meilleures relations avec leur hiérarchie et leurs collègues, un moindre isolement et un sentiment plus marqué de pouvoir réaliser un travail de qualité. Le sentiment d’utilité au travail progresse également.
Ces évolutions positives ne concernent toutefois pas tous les salariés de la même manière. Les employés peu qualifiés restent particulièrement exposés. Leur travail s’intensifie, leur autonomie diminue et les comportements hostiles à leur égard progressent.
Du côté des risques psychosociaux, certaines expositions reculent, notamment les exigences émotionnelles liées aux contacts avec le public. Toutefois, 31 % des salariés déclarent encore avoir subi des comportements hostiles en 2024, contre 29 % en 2016. Les femmes restent davantage concernées que les hommes.
Enfin, si les craintes concernant l’emploi à court terme diminuent, la capacité à tenir le même travail jusqu’à la retraite se dégrade : 41 % des salariés ne se sentent pas capables de poursuivre leur activité dans les mêmes conditions jusqu’à la retraite, contre 38 % en 2016.
En résumé, les résultats montrent une amélioration de plusieurs dimensions des conditions de travail, mais aussi la persistance, voire l’aggravation, de certaines difficultés pour les salariés les moins qualifiés et une inquiétude croissante quant à la capacité à durer dans son emploi.
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