Accidents du travail et maladies professionnelles : quel bilan pour 2025 ?

L’Assurance Maladie – Risques professionnels publie son bilan 2025 des accidents du travail, des accidents de trajet et des maladies professionnelles. Ces données permettent de suivre l’évolution de la sinistralité en France, d’identifier les risques auxquels les salariés sont exposés et de mesurer les conséquences humaines et financières des atteintes à la santé liées au travail.

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En 2025, près de 700 000 accidents du travail, accidents de trajet et maladies professionnelles avec arrêt ou incapacité permanente ont été reconnus et indemnisés par l’Assurance Maladie – Risques professionnels. Si la fréquence des accidents du travail reste stable, les accidents de trajet et les maladies professionnelles poursuivent leur progression. Les conséquences humaines et financières des risques professionnels demeurent importantes, avec notamment une hausse des décès reconnus et des dépenses liées aux arrêts de travail.

Accidents du travail : une fréquence stable

En 2025, 551 225 accidents du travail avec arrêt ou incapacité permanente ont été recensés dans le régime général, soit une légère hausse de 0,3 % par rapport à 2024. L’indice de fréquence reste stable, avec 26,4 accidents pour 1 000 salariés. Cette stabilité s’inscrit dans une tendance à la baisse observée sur plusieurs décennies, liée notamment aux évolutions de l’emploi, de la réglementation et des organisations du travail.

Toutefois, les résultats varient selon les secteurs d’activité, l’âge et le genre des salariés, ainsi que les risques professionnels auxquels ils sont exposés.

Accidents de trajet : une hausse de 1,7 %

Les accidents de trajet progressent davantage que les accidents du travail. En 2025, 96 306 sinistres avec arrêt ou incapacité permanente ont été enregistrés, soit une augmentation de 1,7 % sur un an. Leur indice de fréquence atteint 4,6 accidents pour 1 000 salariés.

Les salariés les plus jeunes sont particulièrement concernés par ces accidents, qui peuvent avoir des conséquences graves, notamment en raison du risque routier.

Maladies professionnelles : les TMS toujours prédominants

Les maladies professionnelles reconnues avec arrêt ou incapacité permanente augmentent de 3,1 % en 2025, pour atteindre 52 187 cas. Cette progression est principalement portée par les troubles musculosquelettiques (TMS), qui représentent près de 90 % des maladies professionnelles.

Les affections psychiques reconnues hors tableaux de maladies professionnelles poursuivent également leur progression, avec une hausse de 9 % en un an. Leur nombre a plus que doublé depuis 2020, soulignant la nécessité de prendre en compte les risques psychosociaux (RPS) dans les démarches de prévention en entreprise.

1 331 décès reconnus en 2025

En 2025, 1 331 décès ont été reconnus au titre des accidents du travail, des accidents de trajet et des maladies professionnelles, soit 34 de plus qu’en 2024.

Parmi eux, 783 décès font suite à un accident du travail et 344 à un accident de trajet. Les malaises représentent plus de la moitié des décès liés aux accidents du travail pris en charge par la branche AT/MP.

Les moins de 25 ans sont également davantage exposés aux accidents. Alors qu’ils représentent 11 % des salariés du régime général, ils concentrent 16 % des accidents du travail et 23 % des accidents de trajet. Leur indice de fréquence atteint respectivement 36,4 et 8,7 accidents pour 1 000 salariés.

Des conséquences financières en augmentation

Les arrêts de travail liés aux risques professionnels représentent un coût croissant pour l’Assurance Maladie – Risques professionnels. En 2025, les indemnités journalières versées atteignent 5,4 milliards d’euros, en hausse de 10,5 % par rapport à 2024. Pour la deuxième année consécutive, elles constituent le premier poste de dépenses de la branche, devant les prestations liées aux incapacités permanentes, qui s’élèvent à près de 4,8 milliards d’euros.

Au total, les accidents du travail, les accidents de trajet et les maladies professionnelles ont entraîné plus de 84 millions de journées d’arrêt de travail. L’allongement de la durée des arrêts constitue le principal facteur d’augmentation des indemnités journalières.

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