Santé mentale : de nouvelles mesures annoncées pour renforcer la prévention et l’accompagnement

À l’occasion de l’événement « Santé mentale, Grande cause nationale » organisé le 2 juin au ministère de la Santé, le Gouvernement dresse le bilan de la Grande Cause Nationale 2025 et présente ses priorités pour 2026. Dans la continuité des actions déjà engagées, de nouvelles orientations sont annoncées afin de renforcer la prévention, améliorer le repérage précoce des situations de souffrance psychique et fluidifier les parcours de prise en charge.

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Un bilan 2025 marqué par une montée en charge des dispositifs

Dans le cadre de la Grande Cause nationale dédiée à la santé mentale, plusieurs dispositifs ont été renforcés ces dernières années afin d’améliorer la prévention, la sensibilisation et l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire. Cette dynamique s’inscrit dans une logique d’accélération et de structuration de l’offre, avec un objectif de montée en puissance progressive des actions engagées auprès des différents publics, notamment les jeunes, les personnes vulnérables et les actifs.

Le bilan présenté met en avant plusieurs avancées. La formation aux premiers secours en santé mentale a atteint son objectif avec 300 000 citoyens formés avec un an d’avance. Le dispositif MonSoutienPsy a, quant à lui, permis d’accompagner près de 1,8 million de patients depuis sa création.

La dynamique s’est également traduite par une forte augmentation du recours aux soins psychologiques, avec une progression importante du nombre de bénéficiaires annuels, passés d’environ 110 000 en 2022 à plus de 519 000 en 2025. Le déploiement des Maisons des adolescents sur l’ensemble du territoire et le renforcement des projets territoriaux de santé mentale viennent compléter ce bilan.

Mieux repérer et orienter plus rapidement

Parmi les priorités pour 2026 figure la volonté de renforcer le repérage précoce des situations de souffrance psychique, notamment chez les jeunes. À compter de la rentrée 2026, un dispositif d’orientation prioritaire sera mis en place pour les élèves identifiés comme en difficulté, afin de faciliter un accès plus rapide à une prise en charge adaptée.

Cette organisation reposera sur une coordination renforcée entre les acteurs de l’éducation nationale, les agences régionales de santé et les structures spécialisées, avec l’objectif de réduire les délais d’accès aux soins et d’éviter les ruptures de parcours.

La santé mentale dans le monde du travail et les territoires

Les orientations présentées confirment également la poursuite des actions de prévention en santé mentale dans le monde du travail. Les dispositifs de sensibilisation et d’accompagnement doivent être renforcés, dans un contexte où les enjeux de santé psychique prennent une place croissante dans la prévention des risques professionnels.

Une attention particulière est également maintenue pour le secteur agricole, confronté à des situations de fragilité spécifiques, avec la poursuite des actions de prévention du mal-être et du risque suicidaire.

Vers une psychiatrie plus respectueuse des droits des patients

Le Gouvernement affiche par ailleurs un objectif de transformation des pratiques en psychiatrie, avec une réduction progressive du recours à l’isolement et à la contention, ainsi qu’une ambition de tendre vers leur disparition à l’horizon 2030. Pour cela, plusieurs leviers seront engagés dès 2026 : développement des formations, diffusion de pratiques alternatives, renforcement des dispositifs d’apaisement et mise en place de référentiels nationaux.

Une gouvernance renforcée pour piloter les actions

Pour assurer la cohérence de ces évolutions, une délégation dédiée à la santé mentale et à la psychiatrie sera créée au sein du ministère de la Santé. Elle aura pour mission de coordonner les politiques publiques, suivre les engagements et structurer une stratégie pluriannuelle.

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