Chômage : des conséquences importantes sur la santé physique et mentale

Dans une étude* publiée le 3 novembre 2026, Santé publique France met en évidence les effets du chômage sur la santé des actifs de 18 à 64 ans, en particulier sur leur santé mentale. Les personnes sans emploi déclarent plus fréquemment des épisodes dépressifs et sont également davantage exposées à la stigmatisation et à l’isolement social.

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Une santé mentale davantage fragilisée

Les personnes sans emploi déclarent plus fréquemment souffrir de troubles dépressifs que celles qui occupent un emploi. Particulièrement marqués chez les femmes sans emploi, 27,2 % d’entre elles déclarent avoir connu un épisode dépressif caractérisé au cours de l’année écoulée, contre 17 % des femmes en emploi. Ces épisodes dépressifs sont aussi reconnus chez les hommes, mais dans une proportion moins importante.

La durée du chômage joue également un rôle. Plus la période sans emploi se prolonge, plus les liens avec le monde professionnel et les relations sociales peuvent se distendre.

La stigmatisation, un facteur aggravant

La perte d’un emploi peut entraîner une diminution des ressources financières, mais aussi remettre en question l’identité professionnelle et la place occupée dans la société. À ces difficultés s’ajoute parfois le regard négatif porté sur les personnes au chômage.

Une enquête menée par France Travail en 2025 auprès de 2 098 demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A révèle qu’une personne sur deux déclare avoir vécu une situation de stigmatisation depuis qu’elle est sans emploi. Parmi elles, 56 % rapportent des discriminations dans l’accès au logement, aux soins ou à l’emploi. Par ailleurs, 37 % estiment être moins prises au sérieux et 30 % se sentir moins respectées.

Prévenir les effets du chômage sur la santé

Si cette étude ne permet pas d’établir un lien de causalité direct entre chômage et dégradation de la santé, elle souligne la nécessité de mieux prendre en compte ses répercussions sanitaires et sociales.

Des expérimentations conduites aux États-Unis et dans plusieurs pays européens montrent notamment qu’un accompagnement adapté peut favoriser le retour à l’emploi tout en limitant les effets négatifs sur la santé mentale.

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* Près de 15 000 actifs de 18 à 64 ans ont été interrogés par téléphone pour cette étude.