Amiante : un nouveau plan d’actions pour renforcer la prévention des risques

Malgré son interdiction depuis 1997, l’amiante continue de présenter des risques sanitaires importants en raison des expositions passées et de sa présence persistante dans de nombreux bâtiments et sols. Pour renforcer la prévention et améliorer la coordination des actions de l’État, le gouvernement lance le second plan d’actions interministériel amiante (PAIA2) pour la période 2026-2030.

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Le gouvernement a publié le deuxième plan d’actions interministériel amiante (PAIA2), prévu pour la période 2026-2030, dans la continuité du premier programme lancé en 2016. Piloté par les ministères du Travail, de la Santé, de l’Environnement et du Logement, ce nouveau plan associe également d’autres administrations, notamment celles de l’Agriculture, de l’Éducation nationale et des Outre-mer. Son objectif principal est de renforcer la coordination des politiques publiques destinées à prévenir les risques liés à l’amiante.

Bien que son usage soit interdit en France depuis 1997, l’amiante demeure présent dans de nombreux bâtiments, équipements et infrastructures, ainsi que naturellement dans certains territoires, comme la Haute-Corse ou certaines zones montagneuses, dans des terrains, sols et roches en place. Cette substance représente toujours un enjeu majeur de santé publique et de santé au travail, étant responsable chaque année de milliers de cancers professionnels, notamment des mésothéliomes et des cancers broncho-pulmonaires. En raison du long délai entre l’exposition et l’apparition des maladies, la prévention reste essentielle.

Le premier PAIA a permis de structurer l’action publique, de renforcer les compétences des acteurs de la filière et de soutenir l’innovation dans les opérations de désamiantage grâce au plan recherche et développement amiante (PRDA). Le PAIA2 poursuit ces efforts tout en introduisant de nouvelles priorités, notamment la gestion de l’amiante naturellement présent dans certains sols et roches, l’application des recommandations sanitaires récentes, la prise en compte des établissements scolaires et le renforcement des dispositifs de prévention dans les territoires ultramarins.

Le plan s’articule autour de six axes prioritaires :

  • améliorer l’information du public et des travailleurs ;
  • renforcer la professionnalisation des acteurs ;
  • développer les outils de connaissance et de suivi ;
  • faire évoluer la réglementation afin de limiter les expositions ;
  • accompagner l’application des règles en vigueur ;
  • et soutenir les démarches de recherche et de développement sur l’amiante.

Conçu comme un dispositif évolutif, le PAIA2 pourra être ajusté en fonction des avancées scientifiques, techniques et réglementaires afin d’assurer une amélioration continue de la prévention des risques liés à l’amiante.

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