Chaque année, de nombreux travailleurs saisonniers rejoignent les secteurs de l’agriculture, du tourisme, de l’hôtellerie-restauration ou encore de l’agroalimentaire. Souvent confrontés à des conditions de travail exigeantes, ils sont davantage exposés à certains risques professionnels. L’INRS rappelle l’importance d’anticiper ces risques et propose des pistes pour renforcer la prévention.
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Des salariés particulièrement exposés
Les travailleurs saisonniers occupent des profils variés selon les secteurs d’activité. En agriculture, les emplois sont majoritairement occupés par des ouvriers non qualifiés, tandis que les secteurs du tourisme et de la restauration recrutent davantage de jeunes et présentent une plus grande diversité de profils.
Le caractère temporaire de leur contrat, le manque d’expérience, des cadences soutenues ou encore un temps d’intégration parfois limité peuvent accroître leur exposition aux risques professionnels.
Parmi les principaux risques figurent :
- les troubles musculosquelettiques (TMS), liés aux gestes répétitifs, aux manutentions ou aux postures contraignantes ;
- les risques psychosociaux, notamment en raison d’une forte charge de travail, du contact avec le public ou de situations de violence ;
- les risques liés aux conditions climatiques, en particulier l’exposition à la chaleur et aux rayonnements ultraviolets pour les salariés travaillant en extérieur.
Des obligations identiques à celles des autres salariés
Les travailleurs saisonniers bénéficient des mêmes droits en matière de santé et de sécurité que l’ensemble des salariés. L’employeur doit évaluer les risques, mettre en place les mesures de prévention adaptées et veiller à leur accueil, leur sensibilisation et leur formation dès leur prise de poste.
Toutefois, la durée limitée des contrats, le renouvellement fréquent des équipes et la taille de certaines entreprises peuvent rendre cette démarche plus difficile à mettre en œuvre.
Anticiper pour mieux protéger
La prévention repose avant tout sur une préparation en amont de la saison. Les entreprises sont invitées à évaluer les risques dans leur document unique (DUERP), à organiser l’accueil et la formation des nouveaux arrivants, ainsi qu’à s’assurer de la disponibilité des équipements de travail et des équipements de protection individuelle (EPI).
L’organisation du travail peut également être adaptée afin de limiter les contraintes physiques : alternance des tâches, pauses régulières, renforts lors des périodes de forte activité ou encore aménagement des horaires en cas de fortes chaleurs. Pour les salariés exposés au soleil, il est nécessaire de prévoir des zones ombragées, un accès permanent à l’eau et des protections adaptées (casquette, lunettes, crème solaire…).
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