Avec l’utilisation croissante des outils numériques dans le monde du travail, il est important de préserver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. La période estivale, marquée par les congés et un ralentissement de l’activité, est l’occasion de rappeler l’importance du droit à la déconnexion et d’adopter de bonnes pratiques pour prévenir les risques liés à l’hyperconnexion.
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La période estivale, marquée par les congés et un ralentissement de l’activité, est l’occasion de remettre en lumière le droit à la déconnexion. Ce principe vise à préserver l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, tout en limitant les risques liés à une utilisation excessive des outils numériques. Pour accompagner les entreprises dans cette démarche, l’INRS met à disposition plusieurs ressources et outils de prévention.
Prévenir les effets de l’hyperconnexion
Messagerie électronique, smartphone professionnel, ordinateur portable ou plateformes collaboratives facilitent l’organisation du travail au quotidien. Toutefois, ces outils peuvent aussi conduire à une connexion permanente, rendant plus difficile la séparation entre les temps de travail et les temps de repos.
Cette hyperconnexion peut entraîner une augmentation de la charge mentale, nuire à la récupération et favoriser l’apparition de risques psychosociaux ou d’un épuisement professionnel. Le droit à la déconnexion constitue donc un levier important pour protéger la santé et le bien-être des salariés.
Un droit inscrit dans la réglementation
Depuis 2016, le Code du travail reconnaît le droit à la déconnexion dans le cadre des négociations relatives à la qualité de vie et aux conditions de travail. Son objectif est de garantir le respect des périodes de repos, des congés ainsi que de la vie privée des salariés, qu’ils exercent leur activité sur site, en télétravail ou en mode hybride.
Le droit à la déconnexion s’inscrit dans l’obligation de l’employeur de veiller à la santé et à la sécurité de ses salariés, notamment en prévenant les risques psychosociaux et l’épuisement professionnel.
Les obligations des employeurs
Les entreprises doivent prendre en compte les risques associés à l’hyperconnexion et, lorsque cela est nécessaire, les intégrer éventuellement dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).
Dans les structures disposant de représentants syndicaux, le droit à la déconnexion fait partie des négociations sur la qualité de vie et les conditions de travail. En l’absence d’accord collectif, l’employeur doit élaborer une charte, après consultation du comité social et économique (CSE), précisant les modalités d’application de ce droit ainsi que les actions de sensibilisation et de formation destinées aux salariés.
Mettre en place de bonnes pratiques
Le respect du droit à la déconnexion repose avant tout sur des habitudes de travail adaptées. Parmi les actions les plus efficaces figurent :
- la définition de plages de déconnexion, notamment en soirée, le week-end et pendant les congés ;
- l’adoption de bonnes pratiques numériques, comme la gestion raisonnée des e-mails, l’utilisation des messages d’absence ou la limitation des sollicitations en dehors des horaires de travail ;
- la sensibilisation des managers et des équipes à une meilleure organisation du travail et à la prise en compte de la charge de travail.
Favoriser une utilisation responsable des outils numériques contribue à préserver la santé des salariés, à améliorer leur qualité de vie au travail et à renforcer la performance durable de l’entreprise.
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