Vapotage : l’Anses identifie des risques possibles

Le vapotage s’est rapidement installé dans les usages, porté par une offre grandissante et la perception d’une alternative moins nocive que le tabac fumé. Pourtant, les données scientifiques mettent en évidence des risques sanitaires encore trop peu connus.

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Risques sanitaires identifiés par la recherche

L’essor du vapotage depuis le début des années 2010 s’accompagne d’une diversification des dispositifs, des arômes et des pratiques. Si ces produits reposent sur l’absence de combustion, les analyses menées par l’Anses révèlent toutefois la présence de substances toxiques dans les émissions inhalées, dont les effets cancérogènes et irritants sont documentés. Leur formation découle notamment du chauffage des e‑liquides, indépendamment de la présence ou non de nicotine.

Les études de la littérature scientifique montrent par ailleurs des effets possibles sur le système cardiovasculaire, respiratoire et sur certains mécanismes liés à la cancérogenèse. La présence de nicotine peut conduire à une augmentation de la pression artérielle, tandis que des effets potentiels sur le développement du fœtus ont également été identifiés. Ces conclusions s’inscrivent dans un contexte où la quasi‑totalité des vapoteurs sont ou ont été fumeurs, rendant parfois difficile la distinction précise entre les effets du vapotage et ceux du tabac fumé.

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