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À 41 ans, Mathieu travaille comme technicien de maintenance dans une entreprise de production industrielle. Son métier demande une grande mobilité, des interventions fréquentes sur les machines et une présence régulière sur le terrain. Au fil du temps, une maladie chronique évolutive vient compliquer l’exercice de ses fonctions. Les douleurs et la fatigue deviennent de plus en plus intenses, rendant les interventions physiques difficiles à assurer. Les arrêts de travail se multiplient et Mathieu finit par ne plus pouvoir exercer son métier comme avant.
Après plusieurs mois de suivi médical, la CPAM* reconnaît Mathieu en invalidité de catégorie 1**. Cette reconnaissance lui apporte un cadre de protection, mais pose aussi de nouvelles questions. Comment continuer à travailler malgré la maladie ? Comment adapter son poste pour qu’il reste compatible avec ses capacités ? Et comment accompagner l’entreprise dans cette démarche de maintien en emploi ?
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C’est dans ce contexte que le service de prévention et de santé au travail interentreprises (SPSTI), via la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle (PDP), est intervenu pour rechercher
des solutions de maintien dans l’emploi.
Un parcours de reclassement construit collectivement
Face à ces interrogations, le SPSTI a été mobilisé. Le médecin du travail a commencé par évaluer les nouvelles capacités de Mathieu pour conseiller l’entreprise sur les aménagements possibles : réduction des déplacements, passage à un poste plus sédentaire et mise à disposition d’outils ergonomiques pour limiter les contraintes physiques.
En parallèle, les professionnels de la cellule PDP ont aidé à construire un projet de reclassement interne. Ensemble, ils ont identifié un poste compatible avec les compétences de Mathieu et les restrictions liées à son invalidité. Le service social du SPSTI a accompagné également Mathieu dans ses démarches administratives : échanges avec la CPAM, constitution du dossier de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) et demandes d’aides financières destinées à soutenir les aménagements du poste.
Ce travail collectif s’est appuyé sur une bonne coordination avec Cap Emploi et l’Assurance Maladie. Grâce à cette coopération, les bons dispositifs ont été mobilisés et la continuité du parcours professionnel a été assurée.
Un nouvel équilibre entre santé et travail
Aujourd’hui, Mathieu a retrouvé un équilibre professionnel sur un poste de technicien support. Ses missions, désormais orientées vers la gestion à distance des interventions et la coordination technique, lui permettent de continuer à exercer son métier tout en préservant sa santé. De son côté, l’entreprise a pu bénéficier d’aides financières pour adapter le poste et maintenir un collaborateur expérimenté au sein de ses équipes.
Grâce à l’accompagnement du SPSTI, Mathieu a conservé son emploi tout en trouvant un nouvel équilibre entre santé et compétences professionnelles. Cette expérience montre qu’avec un accompagnement coordonné et attentif, l’invalidité ne marque pas la fin d’une carrière, mais peut devenir une opportunité de reconversion et de maintien durable dans l’emploi.
Une série d’articles pour comprendre, à travers des témoignages, les solutions possibles :
1 | Aménagement du poste de travail : voir l’article.
2 | Projet de transition professionnelle : voir l’article.
3 | Essai encadré : voir l’article.
4 | Convention de rééducation professionnelle en entreprise : voir l’article.
5 | Invalidité.
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Un salarié en difficulté ?
Il existe des dispositifs en nombre pour réussir le maintien en emploi d’un salarié. Les services de prévention et de santé au travail de la région assurent le maintien des salariés dans leur emploi, en priorité au sein de leur entreprise, en cherchant des solutions d’aménagement ou de reclassement avec l’employeur.
Pensez à votre service de prévention et de santé au travail !
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Les situations et personnages évoqués dans cette série d’articles sont entièrement fictifs et servent uniquement à illustrer les accompagnements possibles proposés par les SPSTI.
* CPAM : caisse primaire d’assurance maladie.
** Invalidité de catégorie 1 : L’invalidité de niveau 1 correspond à une réduction durable de la capacité de travail ou de gain, sans empêcher l’exercice d’une activité professionnelle. La personne peut continuer à travailler, souvent avec des adaptations et ouvre droit au versement d’une pension d’invalidité égale à 30 % du salaire annuel moyen.
