L’IA s’impose dans le monde du travail : entre opportunités et inquiétudes

L’enquête annuelle de Great Place To Work*, menée auprès de plus de 4 000 salariés, met en lumière le rôle croissant de l’intelligence artificielle (IA) dans le monde professionnel. Qu’elle soit perçue comme une opportunité ou une source d’inquiétude, l’IA devient un élément incontournable que managers et collaborateurs doivent prendre en compte pour rester compétitifs.

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L’intelligence artificielle (IA) prend une place croissante dans le monde professionnel, entraînant transformations et inquiétudes. Certaines entreprises, comme Capgemini, ont récemment annoncé des suppressions d’emplois liées à son développement. L’enquête annuelle de Great Place To Work, révèle que l’IA est désormais au cœur des préoccupations et des attentes des salariés.

Épanouissement et attachement au travail

Malgré ces changements, les salariés restent attachés à leur emploi. 76 % des répondants à l’enquête s’épanouissent dans leur travail, 81 % estiment pouvoir y donner le meilleur d’eux-mêmes et 64 % se projettent dans leur entreprise pour les cinq prochaines années.

L’IA : moteur de changement et source d’inquiétude

Plus de la moitié des salariés (58 %) considèrent que les évolutions technologiques changent leur entreprise. 38 % ont vu leurs pratiques évoluer sous l’effet de l’IA et 59 % utilisent déjà des outils d’IA générative. Cependant, 43 % regrettent un manque d’accompagnement et seulement 15 % font confiance aux ressources humaines pour gérer ces transitions.

Les risques liés à l’IA inquiètent de plus en plus les salariés

Pour 32 % des salariés, l’IA est le principal risque dans leur secteur (+13 points sur un an), devant les difficultés de recrutement (28 %) et le burn-out (28 %). Selon Jullien Brezun (directeur général de Great Place To Work), l’IA a été plus lente à s’imposer dans l’entreprise qu’au quotidien et les plus réfractaires restent les managers et les plus de 35 ans.

Bien être et santé mentale

Le bien-être au travail reste fragile. 26 % des sondés déclarent que leur activité professionnelle a un impact négatif sur leur santé mentale et 41 % ont déjà vécu un burn-out ou une situation d’épuisement professionnel. Ce chiffre atteint 58 % chez les 15-24 ans. Le recours à l’IA pour déléguer les tâches simples peut laisser aux salariés une augmentation du nombre de taches plus complexes, augmentant ainsi le risque de surcharge cognitive.

Management et engagement

Pour les salariés, un bon manager doit être à l’écoute et assurer une bonne qualité de vie au travail. 53 % souhaitent plus de responsabilités, notamment 71 % des moins de 35 ans, motivés avant tout par le développement professionnel, puis par la rémunération. La jeune génération est celle qui demande le plus à s’impliquer. Toutefois, 26 % des managers intermédiaires s’interrogent encore sur le sens de leur travail.

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